LA BELLE HÉLÈNE
Opéra-bouffe Jacques Offenbach

OPÉRA

Distribution

Production Opéra Éclaté

Coproduction Opéra de Massy, Clermont Auvergne Opéra 

Spectacle accueilli en résidence au Théâtre de Brunoy

Mise en scène
Olivier Desbordes

Direction musicale / piano-clavier
Gaspard Brécourt

Assistant à la mise en scène
Yassine Benameur

Orchestration
Stéphane Pelegri

Costumes
Stella Croce

Lumières
Simon Gautier

Videaste
Clément Chebli

Peintures
Loran Martinel

Collaboration scénographie
Patrice Gouron

Cheffe de chant
Mari Laurila Lili

Avec :
Hélène : Ahlima Mhamdi
Paris : Raphaël Jardin
Calchas : Matthieu Toulouse
Agamemnon : Thibault de Damas
Ménélas : Alfred Bironien
Oreste : Analia Telega
Achille : Fabio Sitzia
Ajax 1 : Alexis Brison
Ajax  2 : Eduard Ferenczi Gurban
Parthenis : Aviva Manenti
Léæna : Pauline Jolly
Bacchis : Flore Boixel
La princesse du Pirée : Nathalie Schaaff

Orchestre
2 Percussionnistes claviers, 1 contre basse
1 flûte et piccolo,1 clarinette et clarinette basse
1 trompette/ Cornet

« j’aurais aimé être une bourgeoise »

Offenbach s’est servi de Belle Hélène pour réaliser une satire du pouvoir de Napoléon III. Nous, nous transposerons la famille des atrides dans une famille royale pour parodier les grands de ce monde qui rêvent aussi d’avoir une vie de simples bourgeois !

« j’aurais aimé être une bourgeoise » dit Hélène au début de la pièce. Faisons-le !

Notre famille royale cherche donc à devenir une famille comme tout le monde…
Mais un « tout le monde » tel qu’ils se l’imaginent… et c’est cette imagination qui ouvre le « chant » des possibles !
J’ai donc imaginé comment une princesse pourrait tenter de se comporter en simple bourgeoise en complet décalage avec la réalité en utilisant également tous les tics de langage de la langue que l’on peut entendre sur France Inter, lire dans des magazines branchés ou dans les brochures des théâtres labellisés ! Des vêtements simples mais de grandes marques qui font « peuple », mais un peuple propre qui ne salit pas ses mains… afin de montrer l’inanité et la dérision du pouvoir en tout temps qu’il soit religieux, politique, guerrier ou domestique !
L’anachronisme engendré par Offenbach ne donne-t-il pas quelque part un coup de pouce à un universel « inclusif » ?
Les personnages gagnés par l’infantilisme deviennent des fantôches prônants des valeurs cocardières ou matérialistes qui sombrent dans le ridicule !
La famille de la Belle Hélène est ridicule hors des structures cognitives et des réalités, c’est le sens de la pièce d’Offenbach, c’est ce sens que nous allons simplement transporter pour qu’Hélène soit le double fictionnel de nos princesses des tabloïds ou des influenceuses botoxées.
Je souhaite offrir « une performance théâtrale explosive, à la fois drôle et sensible, noire et lumineuse, et dont la dimension universelle offre une catharsis jubilatoire. »
Bref ! s’amuser pour le dire beaucoup plus simplement, en se moquant : c’est la règle de la satire.
Olivier Desbordes

À propos de l’œuvre

La Belle Hélène est une parodie de l’Antiquité grecque remise au goût du jour par les librettistes. Les auteurs plaquent la vie des Atrides au monde bourgeois du 19e siècle français. La Grèce antique sert d’alibi à une parodie amusante de mœurs de la société de l’époque.
Cette œuvre est la plus drôle de cet auteur, la plus jouée et le plus grand succès public qui ne se dément pas depuis sa création.
Alternance de théâtre parlé et de scènes chantées, cet opéra-comique est le fleuron de l’époque et contrairement à la tragédie grecque, tout finit bien, le mari trompé sauve son honneur in extrémis !
Malgré cette légèreté, les parties musicales demandent, notamment pour Hélène et Pâris, de grandes qualités techniques et musicales.

À propos de la création de La Belle Hélène

La Belle Hélène inaugure, en décembre 1864, la période des plus grands succès, du trio Offen- bach-Meilhac-Halévy. Jacques Offenbach est le compositeur officiel de Napoléon III.
En 1862, Offenbach s’est retiré de la direction des Bouffes Parisiens. C’est le triomphe d’Orphée aux enfers, depuis sa création en 1858, qui l’incite à vouloir lui créer un pendant en s’inspi- rant cette fois encore de la mythologie. Livret commandé à Meilhac et Halévy et conçu autour d’Hortense Schneider (l’interprète privilégiée d’Offenbach), l’ouvrage connaît, au printemps 1864, un premier titre : La Prise de Troie. Mi-juillet, le premier acte est composé, mais l’écriture de la pièce n’avance pas.
Septembre, Offenbach est à Vienne pour la reprise de plusieurs de ses œuvres et la création des Géorgiennes. De retour, mi-octobre, les trois actes de La Belle Hélène sont composés et les répétitions débutent au Théâtre des Variétés. L’ambiance est houleuse. Rivalités entre les interprètes, le rôle d’Oreste a été confié à Léa Silly, cordialement détestée par Hortense Sch- neider. Par ailleurs, Offenbach n’est plus aux Bouffes Parisiens et il ne peut plus avoir toutes les largesses qu’il s’y octroyait comme directeur, pour la création des ses ouvrages. Aux Variétés, il est face à la parcimonie d’une direction qui voit tout à l’économie. Malgré toutes ces difficultés, le spectacle prend forme.
Jusqu’à la dernière minute, Offenbach revoit sa copie, modifiant entre autres l’entrée de Pâris, qui le soir de la dernière répétition avait remporté un fiasco. La nuit précédant la première, sa prodigieuse fécondité lui permet de composer trois mélodies différentes pour remplacer l’air déficient.
Mais un dernier obstacle attend tout le monde : la censure. Même si Offenbach avait, dans sa volonté d’atténuer la satyre de ses contemporains, déplacé l’intrigue dans la mythologie grecque, le reproche lui est fait d’un Calchas pas très « catholique ». Grâce à l’intervention du Duc de Morny, frère de Napoléon III, qui avait commis quelques ouvrages avec Offenbach sous le pseudonyme de « M. de Saint Rémy », l’affaire trouve un arrangement sans modification des répliques du personnage.
17 décembre 1864, la première est un vrai triomphe, l’un des plus grands jamais remporté par une partition d’Offenbach. Ce n’est que quelques jours plus tard que certains des spectateurs comprirent, mais tardivement, qu’ils avaient encensé une œuvre qui, sous le couvert de la Grèce antique, montre les travers de la société du Second Empire.

DATESLIEUX
dimanche 26 mai 2024Théâtre de Brunoy
vendredi 9 août 2024Château de Biron
mardi 13 août 2024Arènes, Festival d'Eauze
samedi 12 octobre 2024Clermont Auvergne Opéra | 20h
dimanche 13 octobre 2024Clermont Auvergne Opéra | 15h
samedi 14 décembre 2024Opéra de Massy
dimanche 15 décembre 2024Opéra de Massy
dimanche 30 mars 2025Grand Théâtre, Calais | 16h
samedi 24 mai 2025Théâtres en Dracénie | 20h30