OPERA DE MOZART

Direction musicale
Gaspard Brécourt

Mise en scène
Éric Perez

Lumières
Joël Fabing

Décors
Patrice Gouron

Costumes
Stella Croce

Chef de chant
Hugo Mahieux

Assistant à la mise en scène
Yassine Benameur

Orchestration (sauf à Massy)
Jonathan Leyness

Distribution issue d’auditions nationales

Fiordiligi :
Julie Goussot / Charlotte Despaux
Dorabella :
Éléonore Pancrazi / Ania Wozniak
Despina :
Marielou Jacquard / Analia Telega

Don Alfonso :
Jean Gabriel Saint Martin / Antoine Foulon
Ferrando :
Jean Miannay / Blaise Rantoanina
Guglielmo :
Mikhael Piccone / Lysandre Châlon

Orchestre Opéra Eclaté

Version avec les récitatifs secs remplacés par des dialogues en français.
Version surtitrée

Une production Opéra Eclaté
Coproduit par : Clermont Auvergne Opéra et L’opéra de Massy

« Une femme doit savoir…telle une reine du haut de son trône avec un « je peux et je veux » se faire obéir »
Despina – Da Ponte

La presse en parle

Les articles

Une représentation des mouvements du coeurs
Fragil.org – Christophe Gervot – août 22

En rouge et blanc
Forumopera.com – Anne Rouhette – octobre 22

Cosi fan Tutte à Clermont-Ferrand, l’amour en zone rouge
Olyrix.com – Pierre Géraudie – octobre 22

Cosi rouge de plaisir à l’Opéra de Clermont-Ferrand
Bachtrack – Roland Duclos – octobre 22

Une version sensuelle de Cosi Fan Tutte
Toute La Culture – Hélène Biard – octobre 22

À propos du spectacle et de la mise en scène

(...)La troupe Opéra Éclaté, décidément experte dans l’art de faire vivre des chefs-d’œuvre lyriques dans des formats qui n’ont de réduits que la taille de l’orchestre, tant les aspects scéniques et vocaux restent toujours empreints d’un haut niveau de qualité.
Pierre Géraudie – Olyrix | 10/10/2022

Le Cosi fan Tutte proposé par Opéra Éclaté (…) séduit autant par les qualités vocales et scéniques des jeunes chanteurs que par l’allant de l’orchestre et la mise en scène pétillante d’Éric Perez. (…) En bref, voilà un Cosi charmant et intéressant qui mérite le détour.
Anne Rouhette – forumopera.com | 15/10/2022

Éric Perez, qui a réuni une très belle et très jeune distribution signe une mise en scène dynamique et originale qui gagne grandement à être vue.
Hélène Biard – toutelaculture.com | 18/10/22

 

À propos des artistes

Une représentation des mouvements du coeurs
Fragil.org – Christophe Gervot – août 22
« Mikhael Piccone (Guglielmo) et Jean Miannay (Ferrando) sont très complices dans le jeu, débordant de vie sur le plateau et offrant dans leur chant de beaux instants de poésie. « 
« Eléonore Pancrazi est une Dorabella pleine de ferveur »
« Analia Téléga incarne Despina avec une énergie communicative et un remarquable tempérament scénique »
« Jean-Gabriel Saint-Martin […]donne une fascinante présence à la figure inquiétante d’Alfonso »
« Cette merveilleuse interprète ( Charlotte Despaux ) apporte ses talents d’actrice […] en insufflant toute son âme dans un chant d’une beauté à couper le souffle »
« Les lumières de Joël Fabing épousent de façon envoûtante ces variations d’un discours amoureux »

En rouge et blanc
Forumopera.com – Anne Rouhette – octobre 22
« la diction parfaite et le charisme naturel de Marielou Jacquard, dont l’exquise Despina joue aussi bien de sa sensualité que de son sens du burlesque pour une composition tout en légèreté et vocalement impeccable. »
« Ania Wozniak campe une Dorabella charnelle et fantaisiste à la voix ample et agréable »
« Blaise Rantoanina possède le sens de la ligne et la grâce vocale appropriés pour incarner un Ferrando tour à tour bravache et émouvant. »
« Mikhael Piccone en Guglielmo, très à l’aise dans chacune de ses interventions […] donne à entendre un beau baryton bien timbré, aux aigus assurés »

Cosi fan Tutte à Clermont-Ferrand, l’amour en zone rouge
Olyrix.com – Pierre Géraudie – octobre 22
« Gaspard Brécourt se distingue par sa direction ample et précise »

Cosi rouge de plaisir à l’Opéra de Clermont-Ferrand
Bachtrack – Roland Duclos – octobre 22
« Antoine Foulon, Don Alfonso […] enfin un baryton-basse mozartien sans artifice mais non sans feu. »

Une version sensuelle de Cosi Fan Tutte
Toute La Culture – Hélène Biard – octobre 22
« Goussot interprète ses deux arias avec un aplomb qui n’a rien à envier aux meilleures Fiordiligi passées et présentes ; tout y est dans cette jeune et belle voix : médium superbes, graves assumés, aigus insolents. »

« Le texte de Da Ponte, avec sa vision matérialiste de la nature humaine, porte en lui sa part de cynisme, voire de misogynie. Alors que la musique de Mozart nous plonge dans une certaine forme de sensualité amoureuse et aussi d’humour vis à vis des différentes situations auxquelles les protagonistes vont être confrontés au fil de l’action. C’est cette musique, et l’intrigue jugée superficielle et insignifiante, qui n’ont peut-être pas été comprises à l’époque. Mais aujourd’hui, Cosi fan tutte est l’un des opéras les plus populaires de Mozart, à égalité avec les deux autres ouvrages de ce qu’on appelle la trilogie da Ponte : Don Giovanni et Les Noces de Figaro. »
Jean-Michel Dhuez

Eric Perez
Notes de mise en scène

Est-il possible de monter « Cosi fan tutte » à l’ère du mouvement Me Too ?
Je ne me serais jamais posé cette question si un « responsable culturel » n’avait pas émis cette opinion quand on lui soumettait notre projet de mettre en scène cet opéra. Monter le dernier opus de la trilogie Mozart Da Ponte, de nos jours, n’est donc pas un acte politiquement correct.
Rien de tel pour me mettre en colère et donc me motiver.
Il faut déjà se rappeler que dans notre 19 ème siècle hypocritement vertueux, cet opéra a vécu une sorte de purgatoire, on le trouvait immoral
Immoral, voilà donc un mot qui me plait, n’est-il pas du devoir de tout créateur de ne jamais se laisser guider par la morale frileuse du moment présent.
Évidemment une lecture basique implique une conception misogyne de la pièce.
« Elles font toutes comme ça ». Voilà le titre de l’ouvrage.
Mais que dit Despina ? « Une femme doit savoir…telle une reine du haut de son trône avec un « je peux et je veux » se faire obéir »
Les leçons de cette œuvre ne sont pas de dénoncer l’inconstance et la frivolité de la femme mais surtout de mettre en évidence la fragilité des sentiments humains, homme et femme.
A défaut d’opposer les genres selon une certaine tendance actuelle, Mozart et Da Ponte jouent entre rire et larme, douleur et joie, avec tout ce qui compose le fonctionnement de la nature humaine.
Une initiation va se dérouler sous nos yeux.
Certes cette manipulation est cruelle et perverse mais les épreuves sont toujours douloureuses sinon ce ne sont pas des épreuves.
Sur scène nous voyons une expérience quasi scientifique, un laboratoire dirigé par un homme et une femme (Don Alfonso et Despina) qui tirent les ficelles.
Notre démiurge Alfonso accélère le temps comme si nos héros avaient vécu 10 ans. Cette accélération est nécessaire pour comprendre que la vie est plus complexe qu’elle ne semble l’être, que les illusions de l’amour de jeunesse ne sont vraiment que des mirages, que la fidélité n’est qu’un leurre qui ne résiste pas à l’épreuve du temps.
Cosi est une œuvre sensuelle, érotique, il est question de tentations, de corps mis à nus à travers la douce tromperie du travestissement. Ce travestissement est la base de la révélation, c’est par lui que surgissent nos désirs les plus enfouis, les plus profonds.
A la fin de l’ouvrage, nos héros sont bouleversés, amers mais transformés et libres.
Le chemin pour accéder à cette liberté est semé d’épreuves blessantes, de souffrances et de désillusions.
Don Alfonso et Despina libèrent nos quatre héros, leur ôtent leurs carcans, les déshabillent symboliquement afin de montrer à notre siècle moralisateur que Mozart et Da Ponte, par leur génie hors de tout conformisme, nous offrent simplement la possibilité d’être libre, libre de créer comme on veut, libre d’aimer comme on veut.

Notes sur le décor et les costumes

Pour illustrer le propos, j’ai choisi des costumes intemporels qui soulignent le dessein expérimental de l’œuvre. La fable proche du marivaudage fonctionne et tire sa modernité si elle reste dans un contexte qui n’ait pas de références trop contemporaines.
J’obéis toujours à un imaginaire issu de l’œuvre et de la musique, l’opéra est un rêve ou un cauchemar, il est peuplé d’images fantastiques où les héros chantent leurs états d’âmes comme personne ne le fait dans la vie réelle.
Ainsi mes références seront proches d’Ingmar Bergman dans Cris et Chuchotements, de Marcel Bluwal dans son Don Juan avec Piccoli et aussi d’Alain Resnais dans Mon Oncle d’Amérique avec ses expériences sur le comportement humains.
Le décor sera au service de l’expérience décrite plus haut, un laboratoire onirique où peuvent se révéler les caractères et les agissements de nos jeunes protagonistes.
Il laissera la place à l’imaginaire sans donner d’explication, un cadre de scène au centre, presque un ring, théâtre de l’expérience.
Tout autour, Don Alfonso et Despina tireront les ficelles au propre comme au figuré et mettront en place les éléments de décors et costumes qui seront à vue dès le début de l’ouvrage, accessoires de l’apprentissage.

Cosi Fan Tutte
Cosi Fan Tutte
Cosi Fan Tutte

Où voir le spectacle ?

DATESLIEUX
samedi 16 juillet 2022Abbaye de Sorèze, Festival Musique des Lumières
mercredi 3 août 2022Château Biron, festival du Périgord Pourpre
dimanche 14 août 2022Festival d'Eauze
samedi 10 septembre 2022Vendôme
samedi 8 octobre 2022Centre des arts pluriels, Ettelbrück
jeudi 13 octobre 2022Clermont Auvergne Opéra
vendredi 14 octobre 2022Clermont Auvergne Opéra
samedi 3 décembre 2022Théâtre, Brunoy
vendredi 13 janvier 2023Opéra, Massy
dimanche 15 janvier 2023Opéra, Massy
jeudi 9 février 2023Saint-Gaudens
vendredi 17 mars 2023Grande Scène, Le Chesnay
dimanche 26 mars 2023Le Forum, Fréjus
vendredi 21 avril 2023Saint-Estève
jeudi 2 novembre 2023Düdingen