Opéra

Distribution

Mise en scène : Clément Poirée
Collaboration artistique : Pauline Labib-Lamour
Direction musicale : Gaspard Brécourt
Don Magnifico : Franck Leguérinel
Angelina : Lamia Beuque / Inès Berlet
Don RamiroCamille Tresmontant
DandiniAimery Lefèvre
ClorindaMorgane Bertrand
TisbéLucile Verbizier
AlidoroMatthieu Toulouse / Jiwon Song
Choeur et orchestre Opéra Éclaté
scénographieErwan Creff
lumièresCarlos Perez
costumesHanna Sjodin
assistante costumes : Camille Lamy

(c) Ariane Maurisson

Production Clermont Auvergne Opéra, Opéra Éclaté, Opéra de Massy

Résidence de création Théâtre de l’Usine Saint-Céré, Théâtre de Brunoy (Essonne), Théâtre de la Tempête et la Maison de la culture de Nevers

La Cenerentola est le dernier opéra-bouffe de Rossini. Opéra en deux actes, livret de Jacopo Ferretti d’après le conte Cendrillon de Charles Perrault  

La Cenerentola Opéra Bouffe de G. Rossini
AVIS / LA PRESSE EN PARLE ... 

« Le Don Magnifico du baryton Franck Leguérinel s’impose dans la veine comique. Il est un acteur agile sur scène, doté d’une énergie débordante qui l’anime des pieds jusqu’au visage, tordu en grimaces.
Lamia Beuque, interprète d’Angelina, la Cenerentola, domine la distribution par sa voix puissante qui passe la rampe sans effort. Elle se distingue par une aisance et une facilité apparente, homogènes dans toute sa tessiture.
Le baryton Aimery Lefèvre s’amuse dans le rôle du valet-double Dandini.
Le timbre brillant de Camille Tresmontant colore le Prince Don Ramiro d’une fraîcheur candide.
La soprano Morgane Bertrand (Clorinda) et la mezzo-soprano Lucile Verbizier (Tisbé) forment un inséparable duo de pestes, véritables caricatures des méchantes sœurs à coups de voix haut perchées et crêpages de chignon. »

Olyrix

Éric Perez, Directeur artistique d’Opéra Éclaté :

Le projet artistique d’Opéra Éclaté « compagnie nationale de théâtre lyrique » :

Comme nous l’avions déjà fait en 2017 avec les Noces de Figaro, la mission d’Opéra Éclaté est de découvrir et d’accompagner des jeunes chanteurs en leur permettant d’effectuer des prises de rôles et en mettant à leur disposition des outils de travail d’une grande exigence artistique et un environnement favorable à leur épanouissement professionnel. Avec le grand nombre de représentations en tournée, ils ont ainsi l’occasion à la fois de se faire connaître mais aussi de
« roder » des rôles , expérience qui sera un atout évident pour leur future carrière.
Voilà pourquoi nous avons choisi La Cenerentola de Rossini pour ce nouveau projet.
Nous avons également pensé qu’un homme de théâtre tel que Clément Poirée à la mise en scène, a la compétence et le talent de donner à ces jeunes chanteurs une expérience scénique enrichissante et complémentaire de leur formation initiale.

Clément Poirée parle du projet :

« La Cenerentola est une comédie des erreurs, un carnaval où chacun inverse son rôle social ; un joyeux et impertinent jeu de chamboule-tout. Le prince se cache sous les traits du valet, le valet devient prince pour un temps, le philosophe devient mendiant, le souillonne devient princesse…
Souffle sur cet opéra un vent de libération, de révolte joyeuse. On est emporté par la musique truculente et aérienne de Rossini dans un tourbillon onirique. Cendrillon deviendra princesse, le père terrible tombera de son piédestal et tout cela, au nom de l’amour véritable.
Simplement pour en venir au vrai et au pur, il aura fallu cultiver les faux-semblants, les jeux de dupes et d’apparence. Ce paradoxe fait de La Cenerentola une merveilleuse machine à jouer, à se jouer des grands archétypes familiaux et sociaux. L’esprit de désordre règne et tout reprend vie. Ce qui saute aux oreilles c’est la légèreté et l’élan vital.
Nous ne sommes plus tout à fait dans le conte de Perrault ou de Grimm, mais plutôt chez Marivaux ou Shakespeare. En témoigne la figure ambiguë du prince qui, conseillé par Alidoro, son précepteur philosophe la raison a ici damé le pion à la magie, s’ingénie à manipuler son monde. Certes pour l’amour et la vertu… Il n’empêche, on ne peut s’empêcher au milieu de cette débauche joyeuse et frondeuse d’entrevoir le pendant de cette liberté naissante, d’en apercevoir le revers. Dandini se voit offrir les premiers rôles pour mieux être renvoyé à son statut de serviteur et conforter le pouvoir du prince. Le spectacle est le bras armé de la vérité et du pouvoir. Les rêves de Don Magnifico et de ses filles sont désagrégés. Reste le mariage royal.
C’est une splendide occasion de rêver avec Rossini et Ferretti à nos grands élans de libertés, mais aussi de jouer, avec le recul de deux siècles, à débusquer les germes de leurs suites en clair obscurs bel et bien présente dans cette œuvre empreinte d’enthousiasme. »

 

Avec le soutien de la SPEDIDAM