D'après G. Bizet

OPÉRA

Distribution

Durée 1H35 sans entracte

Mise en scène
Olivier Desbordes
Assistant à la mise en scène
Yassine Benameur

Nouvelle orchestration pour quintette à cordes, guitare espagnole, derbouka, trompette, clarinette, flûte.

Coordination musicale
Pierre-Antoine Despartures, Marwan Fakir
Arrangement/orchestration
Pierre Antoine Despartures
Composition de l’air de Garcia
Youssef Kassimi Jamal
Livret d’Olivier Desbordes d’après Mérimée et Meilhac et Halevy

Toile peinte
Azziz Lkhattaf
Scénographie /Costumes
Patrice Gouron

Orchestre Mare Nostrum,
Créé par le trio Fakir, l’orchestre Mare Nostrum réunit des musiciens d’origines divers autour des musiques et des cultures du bassin méditérranéen.

Cheffe de chant
Mari Laurila Lili

Avec :

Carmen : Ahlima Mhamdi
Don José : Jean-François Marras
Garcia mari de Carmen : Yassine Benameur
Frasquita : Sonia Menen
Mercedes : Sonia Skouri-Robert
Le Dancaïre : Eduard Ferenczi Gurban
Remendado : Yanis Benabdellah
Zuniga : Omar Hasan
Lilas Bastia : Louis Castel
Les cigarières : Aviva Manenti, Analia Telega

« Les mythes comme tout ce qui vit ont besoin d’être irrigués et renouvelés sous peine de mort. » Michel Tournier

Retrouver l’essentiel entre Bizet, la nouvelle de Prosper Mérimée et la musique andalouse. Revenir aux origines pour transcender et mêler les cultures qui s’enrichissent mutuellement.

Voilà le projet de cette Carmen et de son équipe d’artistes « sans frontières dans l’âme » !

Le projet

Le temps que l’on sent s’écouler la nuit sur une terrasse de Marrakech quand on entend les incessantes histoires des conteurs de la place Jemaa el Fna répétées sans fin, de père en fils, du matin au soir, d’aujourd’hui à demain… Toujours cette même histoire de cet homme séduit par cette femme andalouse et libre…
C’est ce temps qui nous a permis de trouver le ton de cette Carmen et de comprendre que ce qu’il fallait garder dans Bizet c’était la vérité et ce qu’il fallait enlever c’était l’emphase qui réveille le rêveur et dérange le conteur.
La musique Orientale se chante sans emphase, elle est une mélopée dont on ne connaît pas la fin, elle suit les désirs… C’est de cette manière que nous allons tenter de trouver en changeant parfois même la manière de chanter.
Notre premier projet d’opposer ces deux cultures, comme une confrontation entre les hommes, est devenu un mariage possible entre deux expressions artistiques différentes…le musique de Bizet comprend la musique andalouse, elle en parle , c’est ce mixage que nous allons réaliser : pour passer d’un monde à l’autre sans frontières.
La fidélité à Bizet est en fait la fidélité aux artistes, c’est-à-dire la liberté. Bizet nous a fait rencontrer d’autres hommes, Mérimée nous a appris la curiosité, la musique andalouse et les artistes nous donnent envie de rêver cette histoire, d’en faire un conte de l’amour et de la liberté.
Olivier Desbordes

Le décor

Au centre, un lieu, le lieu du jeu, la place où tout se passe et où tout passe, les jours, les guerres, la nuit, les ombres… Un lieu de vie où se joue toute la vie jusqu’à la mort…
Un lieu de fête, un lieu où l’on raconte, en fin de compte un lieu de tradition orale…
Autour, les artistes, les musiciens, le public, les hommes et femmes témoins éternels du temps des tragédies, des drames et des contes.
Comme aux jeux du cirque, nous allons entrer dans le cercle magique de la vie et de la mort.
Cette corrida est la corrida de la liberté sur la place publique, et de sa mise à mort !
Patrice Gouron

PRESSE

On n’est pas dans une Carmen à la Peter Brook, mais dans une vision qui ramène l’opéra à la tradition populaire. Olivier Desbordes prend ici une certaine lumière et s’inscrit dans une tradition orientaliste fin XIXe – début XXe. L’exotisme reste une affaire strictement occidentale, et parler de coopération serait mal ressenti par les Marocains. Mais la volonté de métissage est là, qui s’inscrit au coeur même de la musique.
Le Monde 

Quel beau spectacle que cette Carmen arabo-andalouse (…)de son metteur en scène, Olivier Desbordes, cette production s’adresse à tous les publics et titille délicieusement l’imaginaire. Idéale dans le cadre d’un festival (…) elle est également en parfaite concordance avec les aspirations de la compagnie « Opéra éclaté » : faire exploser les barrières de l’opéra et lui permettre d’exister dans des lieux où il n’a pas habituellement accès, tout en permettant un dialogue avec d’autres formes artistiques, toutes évidemment liées à la musique et aux voix. Belle vocation empreinte de didactisme et couronnée de succès avec des spectacles qui tournent dans toute la France, parfois aussi à l’étranger, dans des sites enchanteurs ou inattendus .
Forum Opéra – Catherine Jordy

D’après l’opéra de Bizet et très près de la nouvelle de Mérimée, cette « Carmen » est transcrite en comédie musicale par Olivier Desbordes et par son équipe de l’Opéra éclaté. Elle traduit toujours le mythe de la femme libre et fatale, mais la musique (très réussie) s’orientalise avec des instruments traditionnels arabes.
Le Parisien

Opéra Eclaté s’empare de Carmen et rend à ce classique ringardisé toute sa lascivité et son émotion festive.
En pionnier, Peter Brook s’était risqué à une expérience probante. Voilà maintenant la mouture d’Opéra Eclaté, la compagnie d’Olivier Desbordes qui fait depuis quinze ans de la formation des jeunes et de la conquête de nouveaux publics le centre de sa politique. Dans cette redistribution lyrique, la dimension festive est loin d’être négligée ; l’œil que jette Desbordes sur le répertoire a en mémoire le début des années 80 où il animait les soirées du Palace avec Tina Turner et Grace Jones. En adaptant une Carmen menacée d’affaissement, Desbordes veut montrer que c’est bien l’oeuvre la plus riche, la plus passionnante en même temps que la plus irritante. Empoignant ce matériau glissant, il interroge autant Bizet que Mérimée et régurgite une version allégée et praticable, réunissant dix musiciens et une dizaine de comédiens. L’espace géographique qu’il déroule comme un tapis outrepassant les limites du décor étend l’identité andalouse de Carmen au-delà de Gibraltar, de la chaîne du Rif aux contreforts de l’Atlas.
Les inrockuptibles, Pascal Huynh


DATESLIEUX
samedi 27 mai 2023Festival des voix, Brunoy
mercredi 2 août 2023Château Biron, Dordogne
mardi 8 août 2023Saint-Jean-de-Luz
jeudi 10 août 2023Arènes, Eauze
samedi 12 août 2023Arènes, Eauze