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Petit Frère, Petite Soeur D'après Grimm

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Petit Frère, Petite Soeur
Théâtre musical jeunes
Création 2018 Une nouvelle mise en scène de Benjamin Moreau autour de Petit Frère et Petite Soeur des frères Grimm pour le jeune public cette fois ! 

Résumé

Un frère et une sœur prennent la route pour fuir leur marâtre. Cette dernière, qui est aussi une sorcière, jette un sort sur les sources d’eau : une fois, deux fois, Petit Frère écoutera les conseils de Petite Sœur et ne boira pas. Mais la troisième fois, il passe outre et se transforme en faon… Dès lors, ils vivront ensemble dans une petite cabane, cachés au cœur de la forêt.
Ils vivent ainsi jusqu’au jour où un roi organise une grande chasse dans cette forêt. Le petit faon ne peut s’empêcher d’aller narguer les chasseurs, excité qu’il est par les aboiements des chiens et le son des cor. Mais on va le suivre, et la cabane de Petit Frère et Petite Sœur sera découverte…
Le jeune roi et la jeune fille tombent amoureux, le jeune roi emmène la jeune fille ; celle-ci réclame seulement que le faon l’accompagne, et qu’on le traite aussi bien qu’elle.
Ils se marient. La jeune reine donnera naissance à un enfant, et continuera de s’occuper de son Petit Frère.
La marâtre apprend la destinée des deux enfants qu’elle croyait morts, et sa fille, borgne et jalouse, réclame autant de joie qu’en a la Petite Sœur devenue reine...
Se faisant passer pour des servantes, les deux femmes tuent la reine, et la sorcière donne à sa fille l’apparence de la reine, sauf pour cet œil qu’elle ne peut pas faire revenir.
Pendant une semaine, la reine morte viendra la nuit embrasser son fils, pendant que l’usurpatrice dort dans son lit. La nourrisse, témoin de ses apparitions, finit par les rapporter au roi. Celui-ci vient lui-même les constater, saisit le fantôme de sa femme et l’embrasse. Aussitôt la vraie reine reprend vie.
La sorcière et sa fille seront condamnées et au moment où elles périssent, Petit Frère reprendra apparence humaine.

Note d'intention

Tous les contes ont une épaisseur insondable, comme les mythes, ils témoignent de tout ce qu’on ne peut pas dire et qui est ramassé en eux avec une telle force qu’ils ressemblent à des cailloux…

Ce conte se déploie sur un temps long, c’est un vrai parcours initiatique.
C’est un conte sur l’enfance, et sur la sortie de l’enfance.
Il met en scène une sœur et son frère, traversant des épreuves, faisant des erreurs, mais restant toujours fidèles l’un à l’autre.

Petit-Frère et Petite-Sœur est peut-être un conte sur la résilience, l’équilibre trouvé après avoir été jeté dans la vie comme des malheureux, avec le passé malheureux qui s’invite jusqu’au bout et semble les poursuivre (comme la marâtre qui les pourchassera à la fin du conte jusque dans le château du roi).

Petit-Frère et Petite-Sœur parle du passage à " l’âge de raison", mais plus globalement de toutes les transitions/transformations/métamorphoses qui font l’enfance, de tous les risques périlleux qu’un passage implique : la violence, la solitude, l’incommunicabilité, le retrait… Mais aussi de tous les secours qui sont là pour y faire face : la joie, la confiance, le jeu, l’amour…

Je voudrais faire entendre cette histoire avant tout pour ce qu’elle est : une histoire palpitante, pleine de calme et de confiance en l’avenir et face aux difficultés, de deux enfants qui finiront par devenir pleinement ce qu’ils sont…

Benjamin Moreau, Septembre 2017

Les personnages

Petit Frère
Petite Sœur
La marâtre
Le roi
La fausse reine
La nourrice

Premières images, quelques mots : écriture, scénographie, lumières, musique, costumes, vidéo

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Écriture

Alors que je commence l’écriture de cette pièce depuis le conte, je pense à La légende de Saint Julien l’Hospitalier (Flaubert), à La forêt perdue (Maurice Genevoix), comme hanté par ces textes… Mais aussi au bestiaire des Contes de Grimm, au film d’Eugène Green Le monde vivant, ou aux adaptations du folklore russe par des cinéastes comme Ptushko ou Rou… Ce sont comme des "horizons de travail" qu’on effleure.
Raconter simplement, avec les artifices les plus naïfs possibles, pour être le plus riche possible d’images. Le pari que nous nous donnons étant de raconter cette histoire complexe à trois voix.

Scénographie

Pour réaliser ce conte, pour tenir la fragilité de ce merveilleux, nous auront un espace de jeu constitué d’un îlot et d’un pan mur, figurant la cabane puis la chambre de la reine. Rien pour autant de réaliste, mais seulement le nécessaire pour indiquer l’action. Il y aura une scène sur la scène, et un espace de jeu intermédiaire, autour.
Un tulle, oblique, nous servira à la fois d’écran et permettra un espace de jeu plus "effacé" pour certaines scènes (l’arrivée du roi, le fantôme de la reine, etc.)

Lumières

Celle-ci aura une place très importante et structurera réellement l’espace ; nous aurons également un éclairage mouvant par vidéoprojecteur ; afin que l’espace soit parfois en action, vertigineux quand la situation le réclame.

Musique

Nous serons accompagnés d’un accordéoniste, instrument qui pour nous incarne ce folklore des contes. Hormis quelques habillages sonores ponctuels (avec aussi l’usage de micros d’ambiances), toute la musique de scène sera portée par le musicien (présent sur scène et également acteur en complément).
Elle aura donc une place centrale, et nous permettra d’être accompagnés pour des parties chantées. Ces chansons nous permettront d’appuyer et de faire vivre les situations, comme des stations dans ce périple.

Costumes

Tout comme l’espace, ceux-ci seront d’avantages indicatifs. Des masques seront utilisés (je pense à la métamorphose en faon du Petit Frère, à la fausse reine borgne, aux rôles que tiendra l’accordéoniste).

Vidéo

La vidéo aura aussi fonction de décor, le mapping nous permettra de créer une étrangeté par une évolution lente, sur certains détails. Elle posera donc le décor, et pourra sur certains moments devenir un acteur à part entière, en matérialisant des silhouettes (je pense à des marches, à la chasse à cour).
L’aller-retour entre la scène et l’image projetée est toujours une chose délicate et complexe, et l’usage que nous voulons en faire ne saura affaiblir l’action, mais au contraire l’épaissir, en étant bien évidemment un appui pour raconter cette histoire.

Distribution

Coproduction : ScénOgraph - Scène Conventionnée Théâtre et Théâtre Musical - Festival de Théâtre de Figeac / L’Atelier [cie Théâtrale]

Contacts diffusion

Contact diffusion :
diffusion@opera-eclate.com
06 40 71 56 02
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